Que ce soit pour faire du feu, sauter entre des immeubles, s’échapper d’une voiture à toute allure ou désarmer un criminel : MacGyver sait tout faire, et avec n’importe quoi. Il sait répondre à une question abstraite à l’aide d’une réponse bien concrète – et souvent explosive ! Et c’est avec deux bouts de ficelle, une dose d’imagination et une bonne poignée de témérité que MacGyver réussit – en l’espace d’une minute – à résoudre un problème dans la poche. Mais pas besoin d’être MacGuyver pour réussir à prototyper une solution. Là encore, méthode et créativité sont de rigueur !

Après l’idéation, la sélection !

La phase d’idéation une fois finie, toutes les solutions potentielles à notre problème utilisateur doivent être sous nos yeux. Elles ne sont peut-être pas parfaites, mais elles sont bien là. Si personne ne s’accorde à sélectionner une seule idée de façon unanime, faites donc le « test des papillons ». Ce test consiste seulement à apposer une gommette sur votre idée préférée. Celles qui en auront le plus seront donc sélectionnées ; dans ce cas, il vaudra mieux se limiter aux deux idées les plus populaires avant de n’en sélectionner qu’une seule : celle qui remplira aussi bien les besoins de l’utilisateur final que les critères de faisabilité technique et de rentabilité business. C’est là que la phase de prototypage va concrètement commencer.

Et c’est là que l’on va enfin quitter le monde des idées pour un monde réel, un monde concret. Les idées, c’est bien joli, mais il va falloir être pragmatique et démonstratif ! Si une idée s’avère être irréalisable – faute de moyens par exemple – c’est qu’elle n’est pas adéquate. Une bonne stratégie de prototypage, ça se nourrit de tous les résultats dégagés lors des phases précédent d’immersion, de problématisation et d’idéation. Avant même de se lancer dans la création, assurez-vous bien que votre prototype va s’adresser à la bonne cible, en représentant les différentes étapes du parcours utilisateur sur des posts-it par exemple : Qui est notre usager ? Comment a-t- il entendu parler de nous ? Pourquoi a-t- il besoin de nous ? Quelles sont les étapes de son parcours ? Ces éléments en tête, passons au concret.

Pensez comme MacGuyver

Pour reprendre un exemple célèbre, mettons qu’on soit une clinique spécialisée en IRM. Le hic, c’est que les enfants sont terriblement effrayés à l’idée de se placer dans cette froide et monstrueuse machine. Problématisation : comment donner envie aux enfants de se rendre en IRM tout seul ? Idée sélectionnée : déguiser l’IRM de sorte à la rendre attractive, amusante et rassurante pour un enfant !

Il va donc falloir être pratique et créatif : pourquoi pas opter pour un décor style « Pirate des Caraïbes » et transformer l’IRM en immense bateau de pirates ? Allez chercher les draps qui dorment dans vos placards pour créer les voiles, découpez le mât et le gouvernail dans du carton ou recréer les flancs du bateau avec des tapis. Comme un MacGuyver dans l’âme, notre prototype prend vie à partir d’idées, de créativité et de matériaux de fortune. Et pour vérifier s’il répond bel et bien à notre problématique profond, un seul moyen : il va falloir le tester.

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